EXPOSITIONS

Du 12 octobre au 31 décembre 2009 à l’atelier Correia, à Saulieu.

Vernissage le samedi 27 octobre à 18 H, précédé par la projection du film « La Grande Traversé Canadienne » au cinéma de Saulieu.


L’architecture se nourrit des relations qu’elle peut entretenir avec l’art contemporain, c’est pourquoi l’atelier accueille régulièrement dans ses murs des expositions ou des évènements instaurant un rapport entre bâti, paysage et regards artistiques : photographie, peinture, dessins, aquarelles, vidéos.

L’auteur

Pour Vincent Athias, architecte et peintre dijonnais, le voyage ne peut s’envisager sans navigation. Après plusieurs années de voile de compétition, Vincent est devenu en 2000 le peintre officiel de la campagne d'expéditions L'esprit de Bougainville. Il illustre alors des livres d’aventure (Les 33 sakudeï, il est trop tard pour être pauvre…), puis organise l'expédition Boreal Confluence, une expédition transcanadienne de six mois à bord d'un canot d'écorce de bouleau, dont il tire un long récit illustré (Aux sources du Canada).

L’exposition

Aquarelles de voyages, dessins au trait, acryliques sur bois : pour l’artiste et architecte Vincent Athias, toutes les techniques sont bonnes pour rendre la diversité des eaux sur lesquelles l’auteur a porté son regard, en Indonésie, au Canada ou dans sa Bourgogne natale. Installée à l’agence Correia, à Saulieu, l’exposition associe des extraits des carnets de voyage de l’auteur, peints sur le vif, et des peintures semi-figuratives réalisées en atelier.

Le film

Lors de la soirée de vernissage, Vincent Athias présentera le film documentaire « La Grande Traversée Canadienne », tourné lors de l’expédition « Boreal Confluence », dont il fut le peintre et le co-organisateur. Ce film documentaire de 52 mn a été primé à deux reprises : il a reçu le prix spécial du jury en 2006 au Festival du Film d’Aventure de Dijon et le prix du public du festival Explorimages de Nice, en 2007. Il y a deux siècles, des pionniers franco-indiens que l’on nommait “ voyageurs “ traversaient le continent nord-américain sur des routes de fleuves, de rivières et de lacs connues depuis des générations par les nations indiennes. Cinq jeunes français se sont fixé comme objectif de partir dans leur sillage à bord d’un “ canoë du nord “ de 8m en écorce de bouleau, construit selon un savoir-faire ancestral. L'expédition a débuté en mars 2003 à Fort Vancouver, près de Portland (Washington, USA), à l'embouchure du fleuve Columbia. Durant cinq mois, le canoë d'écorce a parcouru la route de la messagerie transcontinentale qui, au 18e siècle, reliait les forts disséminés sur tout le territoire : 4500 km dont 1400 km face au courant, 13 barrages, 6O rapides devaient être franchis avant l'arrivée de l'hiver. Le 3 septembre 2003, le canot qui embarquait 200 litres d'eau par heure est parvenu à bout de souffle devant le l'entrepôt solitaire de York Factory. L'ancien comptoir de la fourrure, premier site d'implantation des européens dans le Nord-Ouest canadien, a marqué la find'une aventure longue de 158 jours qui résonne comme une double première: première sportive tout d'abord, avec la remontée du fleuve Columbia en canoë. Première historique ensuite : depuis le 19e siècle, l'expédition " Boreal-Confluence " représente le seul exemple connu d'une transcontinentale à bord d'un canot traditionnel en écorce de bouleau. Durant son périple, l'équipe a établi un bilan de la biodiversité présente au bord des cours d'eau et dans les zones humides.